Longs métrages en compétition

Vendredi 26 novembre – 14hDès 13 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher


Mes frères et moi

De Yohan Manca, France, fiction, 1h48, 2022
Sortie nationale le 5 janvier 2022 

En présence du Producteur Pierre Delaunay et de Maël Rouin Berrandou, comédien  

Librement inspiré de la pièce de théâtre Pourquoi mes frères et moi on est parti… de Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre.
Nour a 14 ans. Il vit dans un quartier populaire au bord de la mer. Il s’apprête à passer un été rythmé par les mésaventures de ses grands frères, la maladie de sa mère et des travaux d’intérêt général. Alors qu’il doit repeindre un couloir de son collège, il rencontre Sarah, une chanteuse lyrique qui anime un cours d’été. Une rencontre qui va lui ouvrir de nouveaux horizons…

Le mot des jeunes : Ilyes

Avec son premier long métrage, Yohan Manca nous touche en plein coeur et nous fait passer par toutes émotions. Tout dans ce film sonne juste, et la musique vient traverser cette histoire comme pour l’adoucir, arrondir les angles, hisser un peu plus vers le haut nos héros que la vie n’a pas épargnée. Nous pensons bien évidemment à Billy Elliot, pour l’aspect social, où l’art (la danse) apparaissait en sauveur. Filmant avec justesse et du point de vue du cadet le quotidien de quatre frères qui tentent à leur façon de se sortir de leur situation, voire de tout quitter, Yohan Manca nous offre une oeuvre baignée de lumière comme une lueur d’espoir qui peut surgir à cause instant. Lumineux, drôle et bouleversant, « Mes frères et moi », c’est tout cela à la fois !

Yohan Manca

Comédien et metteur en scène de théâtre, il n’a que 18 ans quand il monte la pièce de Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre, Pourquoi mes frères et moi on est parti… . Sa collaboration avec cet auteur continue pendant plusieurs années, tout en travaillant sur d’autres projets, notamment avec Mohamed Kacimi (Moi la mort je l’aime comme vous aimez la vie). En parallèle de son activité théâtrale, Yohan Manca obtient plusieurs rôles dans des longs métrages. En 2012, il écrit et réalise son premier court-métrage, Le sac, avec Corinne Masiero. Son deuxième court-métrage, Hedi & Sarah trouve écho dans les médias en abordant le sujet du harcèlement. Le film est nommé au Prix du meilleur court métrage du Syndicat de la Critique et obtient l’aide après réalisation du CNC. Son troisième court-métrage, Red Star est en sélection officielle au festival de Clermont-Ferrand 2021. En 2020, il tourne son premier long métrage dont il signe le scénario. Mes Frères et Moi sera présenté pour la première mondiale au Festival de Cannes 2021, section Un Certain Regard. Yohan Manca est actuellement en écriture de son deuxième long métrage, Pirate n°7, d’après l’œuvre d’Élise Arfi, également produit par Julien Madon.

Samedi 27 novembre – 11hDès 13 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher


Medusa

De Anita Rocha da Silveira, Brésil, fiction, 2h07, 2022
Sortie nationale le 16 mars 2022

Brésil, aujourd’hui. Mariana, 21 ans, vit dans un monde où elle doit être une femme pieuse et parfaite. Pour résister à la tentation, elle s’attelle à contrôler tout et tout le monde. La nuit tombée, elle se réunit avec son gang de filles et, ensemble, cachées derrière des masques, elles chassent et lynchent celles qui ont dévié du droit chemin. Mais au sein du groupe, l’envie de crier devient chaque jour plus forte.

Le mot des jeunes : Josepha

Dans une ambiance proche de Suspiria (Dario Argento, 1977), Anita Rocha da Silveira livre un long-métrage mettant en scène l’évangélisme ultra conservateur brésilien dans une vision cauchemardesque où la violence n’a aucune limite.  La jeune réalisatrice propose une relecture moderne et criante de vérité du mythe de la Gorgone, toujours au goût du jour dans notre société patriarcale. Mêlant ainsi horreur et fanatisme, le film est cependant profondément ancré dans la réalité et dans la vie contemporaine des brésiliens et brésiliennes. Anita Rocha da Silveira est définitivement une réalisatrice plus que prometteuse, comme le confirme ce second long-métrage.

Anita Rocha da Silveira

Née et élevée à Rio de Janeiro, Anita Rocha da Silveira a écrit, réalisé et monté trois courts métrages : The Noon Vampire (2008), Handball (2010, Prix FIPRESCI au Int. Short Film Festival Oberhausen) et The Living Dead (2012, Quinzaine des réalisateurs de Cannes).Son premier long métrage Kill me please (2015) a été projeté à la section Orizzonti du Festival international du film de Venise, New Directors/New Films et SXSW, entre autres. Medusa est le deuxième long métrage d’Anita.

Samedi 27 novembre – 15hDès 13 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher


Hit the road

De Panah Panahi, Iran, fiction, 1h33, 2022
Sortie nationale avril 2022

Iran, de nos jours. Une famille est en route vers une destination secrète. A l’arrière de la voiture, le père arbore un plâtre, mais s’est-il vraiment cassé la jambe ? La mère rit de tout mais ne se retient-elle pas de pleurer ? Leur petit garçon ne cesse de blaguer, de chanter et danser. Tous s’inquiètent du chien malade. Seul le grand frère reste silencieux.

Le mot des jeunes : Léa

Ce road-movie suit le voyage en voiture d’une famille vers une destination mystérieuse. Il nous a autant fait rire que pleurer, de par la complexité de ces personnages, et de par le naturel de leurs dialogues et relations. Ce récit nous fait voir du pays, et nous fait découvrir certaines problématiques de l’Iran avec douceur. Le réalisateur de ce premier long-métrage a réussi à nous dresser des portraits étonnants, en mélangeant des caractéristiques de la comédie, du drame, du film musical et même du merveilleux. Il ajoute un brin de fraîcheur à notre sélection ! »

Panah Panahi

Panah Panahi est né à Téhéran en 1984. Il étudie le cinéma à l’Université des Arts de Téhéran. Il devient photographe de plateau, puis assistant opérateur et assistant réalisateur. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs au festival de Cannes 2021, HIT THE ROAD est son premier long métrage.

Samedi 27 novembre – 18hDès 13 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher


Ghost Song

De Nicolas Peduzzi, France, Documentaire, 1h16, 2021
En présence du réalisateur

Houston, Texas. Alors qu’un ouragan s’annonce, Alexandra, Will et Nate se battent pour survivre dans une ville qui semble dévorer aussi bien les gens que les rêves. Dans cette atmosphère suspendue dans le temps, ces personnages vivent leur vie entre musique, hallucinations et espoirs de rédemption.

Le mot des jeunes : Jules et Lucille

Nicolas Peduzzi filme une jeunesse américaine à la marge, sous substances, en quête de repère, avec comme toile de fond et métaphore une tempête redoutable qui va s’abattre sur la ville de Houston au Texas. Caméra au poing, séquences de nuit, nous ressentons l’urgence de l’instant, la fougue, la détresse, l’énergie, la créativité, l’envie de saisir chaque instant parce tout file en un éclair. Entre fiction et réalité, la frontière s’efface et laisse place à une véritable expérience de cinéma. Ghost song est un film apocalyptique !

Nicolas Peduzzi

Nicolas Peduzzi est un comédien et réalisateur français né en 1982 à Paris. Il étudie le théâtre et le cinéma à New York l’emmenant sur les planches d’une pièce off Broadway dirigée par Susan Batson et qu’il co-écrit. Il réalise ensuite plusieurs courts métrages et videos. De retour à Paris, Nicolas travaille pour Luc Bondy avec une apparition dans Les fausses confidences ou encore un rôle dans Ivanov joué au Théâtre de l’Odeon . Il réalise un premier long-métrage documentaire Southern Belle qui observe déjà ses protagonistes texans. Sorti en 2018, le film remporte le Grand Prix du FID Marseille puis intègre la sélection Best of doc du mois du documentaire 2019.

Dimanche 28 novembre – 11hDès 13 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher


Prayers for the stolen

De Tatiana Huezo, Mexique, fiction, 1h50, 2021

Dans un village de montagne mexicain, trois petites filles font des maisons abandonnées par les fuyards leur terrain de jeu. Elles se déguisent en femmes à l’abri des regards et trouvent refuge dans des cachettes pour échapper à ceux qui pourraient les enlever. Mais les sombres échos de la violence deviennent une menace inéluctable.

Le mot des jeunes : Sarah

Dans un petit village mexicain, deux enfants, des filles, creusent un trou. A 8 ans, elles ont les cheveux rasés. A 13 ans, elles comprennent pourquoi. C’est un film très fort, tout en sobriété dans la manière dont il nous fait rentrer dans les esprits d’Ana, Paula et Maria, en proie aux cartels et à la corruption. Nous sommes avec elles dans leurs peurs, nous partageons leur incompréhension par rapport à la menace permanente qui plane sur le village, symbolisée par les SUV bruyants qui effraient les villageoises ; et nous partageons aussi leur rage de se sortir de ce monde clos, où même les téléphones ne fonctionnent pas, où les professeurs partent toujours avant d’avoir fini l’année scolaire, et où la vie entière est rythmée par la récolte dans les champs de pavots.

Tatiana Huezo

Née au Salvador et vivant au Mexique, Tatiana Huezo est diplômée du Centro de Capacitación Cinematográfica (CCC) et détient un Master en Documentaire de création de l’Université Pompeu Fabra de Barcelone. Après ses premiers courts métrages Arido (1992), Familia (2004) ou Sueño (2005), son premier long métrage, El lugar más pequeño (2011), est présenté en première internationale à Visions du Réel en 2011 et lauréat du Grand prix. Après le court métrage Ausencias (2015), elle réalise Tempestad (2016), présenté en première mondiale à la Berlinale. Au cours des dernières années, elle a non seulement enseigné le cinéma dans divers contextes académiques internationaux mais aussi écrit le livre El Viaje, rutas y caminos andados para llegar a otro planeta, dans lequel interviennent huit documentaristes témoignant de leur processus créatif. En 2021, elle révèle son premier film de fiction, Noche de fuego.